Black Honey – le Supersonic – Le 19 Septembre 2017

Nous sommes retournés voir le groupe Black Honey après les avoir vus en janvier de cette même année au Pop-Up du Label et nous retournerons encore les voir, c’est sûr. Cette fois-ci, c’était une apparition en club avant leur prochain passage au Zénith en première partie de Royal Blood. Rien ne nous obligeait à les voir une seconde fois, si ce n’est pour le plaisir.

Le groupe de Brighton mené par la craquante chanteuse Izzy Baxter semble aimer Paris et ses petits lieux. Ce soir-là la salle était pleine, et le public très jeune, ce dont nous ne revenons pas. Voilà donc nos lecteurs ! Et bien c’était super sympa et les jeunes présents dans la salle ont apprécié le groupe malgré sa méforme. Le guitariste Chris Ostler n’était pas très présent et il a fallu attendre les derniers morceaux Spinning Wheel, Hello Today et Corrine pour que le groupe soit au top. Mais même lorsqu’ils peinent à jouer leurs chansons, comme c’était le cas ce soir, il y a la voix d’Izzy Baxter qui sauve la mise. Leur set ressemble à un alignement de chansons pop, défilant comme sur un Best Of, sans véritable transition. Leur set ne semble pas très calculé. Mais ce sont tous des hits potentiels, leurs compositions étant accessibles et évidentes. Il va manifestement falloir qu’ils soient plus au point pour assurer devant le public de Royal Blood dont ils vont faire la première partie sur toutes leurs dates européennes. Ils seront à Paris le 09 novembre. Nous espérons y être.

Patrick Kuriakine

The Buttertones – Espace B – le 07 septembre 2017

Un bar dans un arrondissement populaire et excentré, où il y a des concerts de rock : et bien, cela nous montre que Paris est toujours Paris. C’est comme ça qu’on l’aime. Certe nous avons aussi les arrondissements centraux et touristiques où tout est fait pour les noctambules, d’accord, mais la capitale, ce n’est pas que l’axe Les Halles – Bastille et il serait faux de croire qu’autour c’est le désert. Et cela nous fait plaisir de trouver des petits lieux dédiés au rock’n’roll à l’écart du centre ville. Bon l’endroit est rustique, et il y a plus grand ailleurs. La terrasse est vraiment minuscule.

Ce soir là nous nous sommes déplacés pour les Buttertones, un groupe authentique et sans prétention, qui nous propose du rock’nroll vintage et du twist. Etonnant de la part de gens aussi jeunes. C’est frais, même si c’est un peu brouillon, et, ils ne se prennent pas au sérieux. Il sont cinq, deux guitares, une basse, une batterie, et chose curieuse par les temps qui courent, un saxophone.

C’est sincèrement rétro, et ils font quelques incursions dans un style plus moderne. Comme quoi les jeunes ne sont pas où on les attends. Les Buttertones entretiennent la flamme du rock’n’roll, celui des années 50 et 60, et cela ne ressemble pas à un meeting de nostalgiques. Chose étonnante, ils ont le son qui convient à cette musique et n’en sont qu’à leurs débuts. Ils peuvent, comme les groupes anglais des années 60, partir du rock’nroll pur et dur pour évoluer vers autre chose. Ce n’est certes qu’un petit groupe californien (ils sont d’Hollywood) mais ils ont déjà des fans et une label, Radical Records. La salle était pleine, ce qui est rassurant. La saison commence plutôt bien pour la musique à Paris.

Patrick kuriakine