Heat – Le Pop Up Du Label (Paris) – 18 mai 2015

Nous avons reçu la plaquette du groupe cannadien Heat et elle ne nous a pas menti en parlant d’influences du New-York des seventies.

Heat, originaire de Montréal, qui est un jeune groupe, est bien influencé par le Velvet Underground et son chanteur Susil Sharma a une voix à la Lou Reed. On pense aussi à Julian Casablancas des Strokes. Ce n’est pas un groupe punk, comme nous le pensions avant d’assister à ce concert, et comme le laissait présager le T-Shirt « Sonic Youth » du batteur Charles Neufeld. Non, c’est tout simplement du rock , basé sur les guitares. Susil Sharma arbore une superbe Rickenbacker comme on en voit rarement et le guitariste et le bassiste ont un look de hipsters, ce qui ne les empêche pas d’assurer à leurs instruments respectifs. Leur musique sonne cependant actuelle même si le parfum seventies est très présent. C’était leur premier passage à Paris, dans une toute petite salle, une cave de bar où d’autres font jouer des groupes français. Le bar s’appellle le label, d’où le nom de la salle. L’endroit est agréable et bien situé, à proximité de la Gare de Lyon pour les usagers des transports en communs, dans une petite rue calme d’un quartier sympa. Nous avons assisté à la première apparition sur notre sol d’un groupe prometteur dont la musique ne manque pas de charmes et qui devrait ravir les rock-critics. Un nom a retenir, donc, et qui devrait supplanter son homonyme suédois qui joue du hard-rock. Nous leur souhaitons une longue et fructueuse carrière et nous sommes enchantés d’avoir fait là une belle découverte.

Patrick Kuriakine

Burning Heads – La Flèche D’Or (Paris) – 12 mai 2015

Nous nous autorisons de temps en temps une visite dans le monde du hardcore punk histoire de se décrasser les oreilles et de prendre le pouls d’une scène toujours vivante et dynamique. Nous avons déjà vanté les mérites des Burning Heads dans ces colonnes, et leurs passages dans la région sont assez espacés, hélas, pour que nous retournions les voir sans nous répéter. C’est la première fois qu’ils jouaient dans Paris intra-muros, et non en banlieue comme les fois précédentes, et nous nous devons de célébrer cet évènement.

Les Burning Heads sont l’un des groupes punk les plus intéressants de l’hexagone, et leur reprise de Making Plans For Nigel d’Xtc les a fait connaitre au-delà d’un public spécialisé. Certes, ce ne sont pas des nouveaux venus, ils ont des heures de vol, mais cela fait plaisir de voir que de tels groupes franchissent le cap des années et continuent à proposer leur musique au public avec la même énergie et sans nous lasser. Leur tournée qui passait ce soir-là par Paris fait suite à leur nouvel album, qu’ils ont présenté sur scène. Leur set fut plus tourné vers le hardcore que lors du concert à Issy Les Moulineaux l’année précédente , et il entremêle sans que personne ne trouve à y redire morceaux punk classique, hardcore et reggae. Les nouvelles compositions sont de bon niveau, et continuent à mélanger les genres pour notre plus grand plaisir. Le bassiste change d’instrument pour les titres reggae, qu’il joue aux doigts, gardant le médiator pour les autres styles. Ils ont joué leurs standards comme Same Old Song, Police In Helicopter ou Reaction. Le concert a duré deux heures, et nous avons tout juste eu le temps d’attraper un métro pour rentrer, ce qui ne nous arrive pas souvent, les concerts se terminant en général à l’heure. Là, nous n’avons pas vu le temps passer et la salle a été chauffée à blanc par les groupes de première partie, Not Scientists et The Rebel Assholes, qui sont bons, le premier jouant du rock speed et le deuxième du pur hardcore. Cette soirée punk était de bonne qualité et nous retournerons voir ces groupes en concert.

Patrick Kuriakine