Dry Cleaning new longleg

Dry Cleaning – New long Leg

Après une série de singles, voici le premier album du groupe britannique Dry Cleaning qui s’est formé en 2018 et est donc complètement actuel. C’est une découverte qui nous redonne confiance en l’avenir.

Avant de vous parler de ce groupe et de leur album, nous allons émettre un avertissement histoire de vous situer cet objet sonore. Oui, objet sonore, car c’est un album arty, ce qui n’est pas un problème pour nous, si cela sonne bien. Et cela sonne très bien, nous avons eu plaisir à l’écouter d’un bout à l’autre même si c’est du rock intellectuel et non conventionnel. D’abord le son qui surprend, on se demande si cela n’a pas été enregistré dans leur logement sur du matériel de particulier. Ce que nous voulons dire, c’est que cela ne sonne pas comme un album enregistré en studio avec un producteur, ce qui est pourtant le cas. Le producteur s’appelle John Parrish et le label 4AD. Et un deuxième point, et qui n’est pas anecdotique, c’est que c’est du spoken word : personne ne chante, une femme récite un texte. Sur le papier cela pourrait paraître pénible, mais en fait cela le fait et on se prend au jeu de l’écouter nous parler à l’oreille sur un tapis musical de bon aloi. Et ce n’est pas lassant. On voit plus souvent ce genre d’expérience musicale du côté de New York que de l’Angleterre, où ils vivent et créent.

Car la Grande-Bretagne ne nous proposait plus depuis longtemps des choses aussi audacieuses, à la limite du bizarre, et c’est en cela que l’on peut les rattacher au post-punk. Mais c’est plus que du post-punk, c’est plus original qu’une musique de genre, et cela tient compte de musiques qui n’existaient pas dans les années 80. Le guitariste Tom Dowse, qui est à l’origine de ce projet, sait faire autre chose et connait manifestement le gros rock. Ce qui a choqué notre chroniqueur au premier abord mais qui passe très bien en fait.  Oui, c’est le groupe d’un guitariste, qui a su convaincre l’élève d’une école d’art Florence Shaw de les rejoindre pour poser sa voix. Elle a refusé de chanter, préférant dire des textes sur la musique. Il y a aussi dans cette formation une batterie, par moment doublée d’une boîte à rythmes, et une basse qui joue des parties simples mais avec un son terrible.

Cet album qui comporte 10 titres est en fait super agréable à écouter, malgré l’aridité de la démarche. Les guitares sont très belles, enfin cela nous a bien plu. Nous espérons qu’il en sera de même pour vous. Ce n’est jamais de la musique ultra-speed, et elle se déroule sans que l’on vole le temps passer. Allez, on le remet dans le lecteur cd !

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