Seven dils - Roddy Frame

Seven Dials – Roddy Frame

Vous vous souvenez peut-être encore d’Aztec Camera, groupe pop des années ’80, de leur titre Oblivious et de leur leader Roddy Frame, encensé par le NME qui le décrivait comme l’un des songwriters les plus doués de sa génération.

Roddy Frame, après l’arrêt du groupe en 1995, a poursuivi une carrière solo et nous livre cette année son quatrième album, lequel coïncide avec des dates de concert en France et en Allemagne.

Comme à l’époque d’Aztec Camera, Roddy Frame fait de la pop acoustique gentillette et pas du tout agressive, empreinte de bossa nova et de country. Le bonhomme ne s’est pas métamorphosé brusquement, il poursuit tranquillement sa route, faisant du Aztec Camera en solo. Il nous offre avec cet album dix chansons calmes qui démontrent surtout son indéniable talent de guitariste. Pour le songwriting, il semble dépassé par la concurrence et il n’y a pas sur cet album de titre fort qui pourrait prétendre au statut de tube, à part le morceau On the wave, plus produit que le reste de l’album.

Sur plusieurs titres, sa façon de chanter fait penser à Morrissey (Postcard, Forty Days of Rain) ce qui n’est pas pour nous déplaire. Ce n’est certes pas un grand album : il manque de saveur, n’en reste pas moins agréable à écouter mais ne capte pas l’attention plus que cela. On préfèrera un disque de vrai folk. Bon guitariste, chanteur intéressant, Roddy Frame possède des atouts pour plaire mais l’écoute de ce disque ne recèle aucune magie. Ce n’est pas le grand retour annoncé et on l’écoutera par curiosité, pour voir ce que devient quelqu’un qu’on a aimé.

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