requin chagrin

Requin Chagrin – Le Point Éphémère – le 23 février 2017

Nous n’en revenons toujours pas : partis pour découvrir une nouvelle tendance du rock français nous nous sommes retrouvés avec Requin Chagrin avec du surf-rock vintage.

Incroyable ! Les membres de Requin Chagrin ont entre 25 et 30 ans et ils sont d’un classicisme inattendu en cette année 2017. Nous n’avons pas pendant tout ce concert été désorienté par ce que nous avons entendu : notre chroniqueur s’est retrouvé plongé dans un univers musical qu’il connaît déjà, celui des compilations nuggets, du surf et du garage rock, celui des guitares claires pleines de réverb qu’il a découvert en écoutant les Flying Padovani’s il y a bien longtemps. Un son si caractéristique qui a marqué Indochine et La Femme. Cependant Requin Chagrin se démarque par un feeling vocal plus triste, moins sixties, et un climat sonore plus moderne.

La salle était blindée de monde, cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu une foule aussi compacte et une telle affluence. Ce n’était pas pour une fois un rassemblement de quincagénaires venus se trouver autour de la passion pour le rock’n’roll, mais un public d’aujourd’hui, sans aucun look, venu en nombre à la sortie des bureaux. Ce groupe plait et a un public, malgré le fait que l’on a déjà entendu ce style de rock par le passé, vers 1985 pour ce qui nous concerne. Mais qui le sait à part les spécialistes et les vieux schnocks ?

La chanteuse Marion Brunetto a une voix étonnement grave pour sa petite taille, et elle joue de la guitare comme on le voit hélas trop rarement. Ce n’est cependant pas une formation de nostalgiques poussiéreux, c’est au contraire très frais et très ensoleillé, avec une légère mélancolie des sentiments, sans jamais être superficiel ou nunuche. C’est un style, qui n’est pas si courant, et que nous aimerions entendre plus souvent, et qui de plus est un style qui peut marcher et vendre des disques. Nous pensons sérieusement qu’avec ce concert nous avons vu un rock plein de vitalité et de bonnes vibes, et dont Requin Chagrin se pose en représentant éminent. A notre avis c’est un groupe important.

La première partie était également intéresssante : Remi Parson a un truc a lui, et son rock synthétique est dans l’air du temps (synthé et bassiste à barbe de hipster). Ce duo transmet une véritable émotion et mérite d’être plus connu. Et la guitare a un beau son, là aussi.

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