Wesley Fuller – Le Supersonic – 05 Décembre 2018

Honnêtement nous étions pessimistes quant à la possible venue de cet artiste dans nos contrées. Aussi avons-nous été ravis de le voir programmé dans le club le Supersonic à Bastille. La France n’est donc pas un pays bidon pour la musique !

Wesley Fuller a sorti un premier album qui nous avait frappés par sa fraicheur et ses mélodies qui touchent droit au but. Ce gars et ses musiciens ont certes un look suranné (ils me font penser au groupe des années 70 T-Rex), musicalement ils se posent là et leur premier disque est une vraie perle que nous ne sommes pas les seuls à avoir remarqué. Nous avons tellement été remués par ce concert que nous avons acheté par erreur le CD du groupe qui les a précédés sur scène, et qui n’a rien à voir, car il s’agit d’un groupe barré, intéressant pour un musicien mais trop technique, les Dirty Sound Magnet. Nous avons quand même écouté attentivement tous les groupes de la soirée, y compris le band qui accompagne Gaspard Royant et qui se produisait en premier sans être annoncé. Ils ont d’ailleurs fait un titre avec ce rocker français que nous aimons bien. Mais revenons à nos moutons, nous sommes venus pour le jeune australien qui passait en tête d’affiche. Pour notre plus grand plaisir, il a joué les titres que nous aimons, Biggest Fan et Runaway Renée, ainsi que le superbe #1 Song qui est fabuleux et son morceau le plus pop. Que font les radios ? Ce que nous avons vu sur la scène du Supersonic c’est un groupe de rock qui allie le son à l’image, et qui a un fort potentiel. Le lead guitariste n’est pas manchot. Nous aurions seulement aimé être plus nombreux dans la salle pour ce premier passage dans l’hexagone. Ce fut un moment de pur fun et nous ne regrettons pas d’avoir longtemps attendu cette date que nous avons inscrit en gros dans notre agenda (et oui, nous avons encore un agenda, comme les lycéens !). Nous attendons maintenant un concert dans une salle plus grande et devant un public plus nombreux et avec des photographes ! Car c’est tout simplement excellent. Non, le rock n’est pas mort, mais ça, nous vous le disons à longueur d’année.

Patrick Kuriakine

The Sherlocks – l’Olympic Café – 27 septembre 2018

Malgré les fermetures de petites salles survenues cet été, il est toujours possible d’écouter du rock dans la capitale. Nous nous retrouvons ce soir à l’Olympic Café, en plein dans la Goutte D’Or, solution de repli pour les groupes anglais.

Nous vous avons déjà parlé de The Sherlocks, jeune groupe de Sheffield, dont nous avons chroniqué l’album sur ce site. Il faut absolument aller les voir en live ! Même après avoir joué à l’Olympia en ouverture de Liam Gallagher, ils se produisent dans les petits lieux pour notre plus grand bonheur. Nous ne redirons jamais assez que ce groupe est une révélation du rock britannique et que les voir dans un troquet pour 10 euros est une chance qu’il faut saisir. C’est un groupe authentique, sans frime ni concept intello, qui rebat les cartes avec ses compos à la fois speed et hyper-mélodiques. C’est du rock binaire, énergique et qui apporte quelque chose à cette musique avec leurs chansons construites et accrocheuses. Certains disent que tout a déjà été fait. The Sherlocks viennent apporter un démenti à cette attitude blasée. Car ils renouvellent le rock, mine de rien, avec une approche qui est celle de jeunes mecs de 20 ans. Ils ont un sens certain de la scène, comme en témoigne l’intro qui annonce leur entrée, avant que cela démarre sur des chapeaux de roues. Ils nous mettent un claque et rappellent que les britanniques sont bien les plus forts et que nous autres français devons rester modestes. Sinon, à chaque fois que nous les voyons au bar, nous ne pouvons-nous empêcher de penser aux Undertones : même simplicité dans le look et l’attitude, ils sont à l’aise au pub, et même efficacité musicale. Un groupe authentique.

En première partie, il y avait un bon groupe de rock actuel, Deputies, actuel pour leurs guitares qui nous font immanquablement penser à la rumba zaïroise d’autrefois. Dans le quartier où avait lieu ce concert, c’est parfaitement approprié.

Patrick Kuriakine

The Washington Dead Cats – Glazart – 11 juillet 2018

Cela faisait des années que nous n’étions pas allés dans cette salle du nord de Paris. Il est vrai qu’elle propose la plupart du temps d’autres musiques que le rock. Et bien, surprise, c’est un groupe de rock que nous sommes allés voir ce soir, les Washington Dead Cats.

Cela fait plus de 30 ans que ces parisiens sont en activité, et de la formation originelle il ne reste plus que le chanteur Mathias. Éternels rivaux des Wampas, ils ont été parmi les premiers dans notre pays à se lancer dans le psychobilly, mélange de punk et de rockabilly, un courant que nous avions découvert à l’époque et qui nous a fortement impressionnés. Aujourd’hui les Wash ne font plus du psycho, mais un rock plus proche de Parlor Snakes que de Gene Vincent, et agrémenté de deux cuivres comme cela se faisait dans le rock alternatif. Ils ont gardé leur humour et leur penchant pour la science-fiction et la déconnade, ce qui ne les empêche pas de prendre position sur l’actualité politique. Ils ne jettent plus de légumes sur le public, mais cette fois-ci sont venus avec un homard géant en plastique. Ils se sont bonifiés depuis que nous les avions vus jouer il y a deux ans et c’est un bon groupe que nous pouvons voir pour une autre raison que la nostalgie. Ils ont joué les titres de leur dernier album dont le fantastique Crazy Voodoo Woman. Donc un bon concert, qui était gratuit ce qui a permis à des jeunes de découvrir ce groupe qui tourne depuis longtemps.

Ils chantent toujours en anglais.

Patrick Kuriakine

The Absolute Never – Le Supersonic – 16 décembre 2017

Nous sommes partis en exploration vers des territoires musicaux inconnus jusqu’alors. Le Supersonic, agréable club du quartier Bastille à Paris proposait une soirée « noise » avec trois groupes à l’affiche. Deux seulement correspondaient à ce thème : The Absolute Never et Enob. Nous préférons passer sous silence la tête d’affiche.

Un groupe a retenu notre attention, celui qui jouait en premier, The Absolute Never. C’est un duo guitare-batterie et c’est le guitariste Erwan Guennec qui chante. Pour être radical et non conventionnel, cela nous rappelle quand même des choses, en particulier Nirvana pour le jeu du drummer. Mais ce n’est pas un groupe au complet. C’est un guitariste avec une énergie et une présence remarquable accompagné par un batteur qui qui ponctue librement ce que fait son compère. Ce n’est pas banal, et cela sonne. Nous aimons bien ces duos sans basse. On a parlé de Post-Rock à leur sujet, effectivement c’est au-delà du rock mais ce n’est pas atmosphérique pour autant. Retenez le nom de ce gars.

Le vrai groupe noise, ce fut le suivant, Enob, moins percutant cependant malgré l’originalité de leur musique. C’est très travaillé et hors des sentiers battus. Les guitaristes font des trucs que je n’ai jamais entendus ailleurs. Le chant, par contre, est une vocifération comme il en existe dans le métal, le gars est en colère. Nous préférons les mélodies. Mais dans l’ensemble nous n’avons aucun regret, nous ne nous sommes pas ennuyés même si c’est très expérimental et dissonant.

Donc nous nous sommes offerts une soirée expérimentale et arty pur nous décrasser les oreilles et nous ne regrettons pas cette visite inopinée à un lieu où nous retournerons.

Patrick Kuriakine

The Amazons – Le Point Éphémère – le 22 novembre 2017

Nous avons décidé de suivre le groupe britannique The Amazons sur le long terme, car ils nous ont tapé dans l’œil. En fait, ils tranchent sur ce que vous pouvez lire et entendre sur notre site. Ils sont limites par rapport à l’indie-rock, mais ils sont tellement bons ! Quand nous les avons vus en concert pour la première fois, en février dernier, nous nous sommes dit : mince, un vrai groupe de rock !

Certes leur rock puissant ne fait pas dans la finesse et les climats en demi-teinte, ni dans la pop romantique. Ils attaquent en force par un habile mélange de rock péchu et de mélodies imparables.

Leurs chansons ont la force de l’évidence et sont taillées pour le succès.

Lors de leur concert à la Mécanique Ondulatoire, ils ont joué leur album, qui n’est que le premier, rien de plus, rien de moins. Et cela avait atteint le public présent comme un direct à l’estomac.

Là, au Point Ephémère, ils ont donné une prestation plus généreuse, moins stricte, entrecoupant leurs titres phares de breaks, comme sur Black Magic. Ils nous ont proposés de nouvelles chansons et des versions différentes des titres de l’album. Ils se sont lâchés sur une scène moins exigüe que la cave où nous les avions vus précédemment. Ce fut un vrai moment de rock’n’roll, apportant une toute autre dimension. Leur chanteur Matt Thompson capte l’attention : il est grand, a de longs cheveux roux et une vraie présence scénique. Ce concert fut un peu plus chaotique que la dernière fois : le set était en fait assez court, le groupe nous a laissé un peu vite avant de revenir pour une chanson en acoustique et un final époustouflant avec le morceau Junk Food Forever.

Donc de nouveaux titres, des versions concerts et toujours les titres phares comme Black Magic et Little Someting, plus un poil d’imprévisible. Ce qui ressort de ce concert, c’est que leurs compositions sont mortelles, taillées pour être des hits. Elles s’imposent par leur efficacité. Ce que nous avons vu ce soir, c’est un grand groupe dans une petite salle. On n’a pas tous les jours cette chance.

En première partie il y avait les Pale Seas, pas mauvais, même sympathiques, mais aux chansons trop conventionnelles. Notons que les arrangements de leur lead guitariste sont très beaux et apportent beaucoup à des compositions sans originalité. C’est bon, mais tellement en dessous de la furie qui leur a succédé sur la scène du Point Ephémère. The Amazons ont une force et une personnalité qui les fait se détacher de tout ce que nous avons entendu en 2017.

Patrick Kuriakine

Savages – Cité de la musique – 04 juillet 2017

Nous allons essayer de dire l’irruption de l’inouï : il est difficile de présenter par le langage une musique radicalement neuve et originale. C’est le cas du groupe londonien Savages, que nous avons découvert en 2013 par leur premier album, et que nous sommes allés voir à la Cité de la Musique de Paris dans le cadre du festival Days Off.

Ce que ces quatre filles donnent à entendre, sur scène plus que sur disque, n’entre pas dans une catégorie connue. Pourtant c’est bien du rock, comme en témoignent les parties de guitare de Gemma Thompson. Mais c’est une nouvelle forme de rock, une musique tendue et nerveuse, qui n’est pas faîte pour être agréable, et qui pourtant s’impose comme une évidence. Nous tenons avec ce quatuor féminin un nouveau grand nom du rock. Pourtant elles n’en sont qu’au début de l’histoire, avec seulement deux albums à leur actif. Sauvages, elles le sont, tant leur musique fait preuve de force et d’agressivité, tout en évitant de tomber dans le métal. Leur son reste clair même si la calme bassiste Ayse Hassan joue avec un son boosté. Mais c’est aussi intense et énergique qu’un groupe de métal, sans le côté cracheur de feu. On est à mille lieues de la pop. Il est vrai qu’on pense sur certains morceaux comme She Will à des groupes post-punk. Disons qu’elles renouent avec une approche musicale qui était celle des années 80, tout en offrant une réponse aux musiques qui sont apparues depuis en dehors de l’univers du rock. Elles cherchent à ce qu’il se passe quelque chose, pas à exécuter un show où faire défiler un répertoire de chansons. Sur scène elles sont habillées de noir, et leurs visages sont mis en relief par la lumière blanche qui accentue les contrastes. Pas de couleurs, pas de joie factice, on pense à Placebo et à l’esthétique gothique. Mais c’est pour le visuel, pas pour leur musique. La chanteuse Jenny Beth occupe la scène et bouge avec une grande aisance tout en nous faisant entendre sa voix superbe qui est la caractéristique de ce groupe unique et essentiel. Si on veut établir une classification, on peut les rapprocher de Joy Division pour la musicalité, de Sisters Of Merci et Bauhaus pour le son, et surtout de Siouxie And The Banshees pour la voix exceptionnelle, au timbre chaud et grave. Mais plus qu’une inspiration c’est un ensemble de similitudes bien utile pour classer les disques.

Patrick Kuriakine

Kane Strang + White – La Boule Noire (Paris) – le 24 Mai 2017

Nous sommes allés voir l’artiste Kane Strang en concert pour deux raisons : la première est de revoir la petite salle de Pigalle qui jouxte la Cigale. Eh bien, elle n’a pas changé ! En effet, nous l’avons connue par le passé et nous rassurons le public : elle est intacte. Ce ne sont plus les mêmes employés ni les mêmes videurs, mais ils sont agréables malgré le fait que nous soyons en période d’attentats et donc peu propice aux spectacles parisiens.

La deuxième raison est purement musicale : nous avons voulu coller à ce qui se fait aujourd’hui et à ce que nous pouvons entendre à la radio dans la catégorie indé. Indé, c’est ce que nous pouvons dire de Kane Strang qui jouait en lever de rideau du groupe White que nous avons découvert à l’occasion. Pour être franc, c’est un recentrage sur les tendances actuelles.

Parlons d’abord de Kane Strang : il était ce soir accompagné d’un combo batterie, basse et guitare. Manifestement et à l’écoute, ils ne jouent pas ensemble depuis très longtemps. Ils sont hésitants et jeunes, malgré le son qui est ce que nous attendons, surtout à la guitare. Ils ont bien le son que nous avions identifié fin 2016. Leurs compositions ont du charme, et ne sont pas désagréables même si nous avons entendu mieux avec l’album du groupe Diiv, chroniqué sur ce site. Nous sommes venus pour eux, et nous avons pu constater qu’il y a encore du travail à fournir pour emporter l’adhésion.

En tête d’affiche il y avait les Ecossais du groupe White, moins timides et plus pop. C’est un groupe dans l’air du temps. Ce qui veut dire que ce n’est pas ce que nous avons entendu de mieux cette année, mis ce n’est pas non plus mauvais. Seulement conforme à ce que font beaucoup de groupes actuels. On pourrait appeler cela du Glam-Disco-Pop, car pour un musicien il s’agit de rythmiques disco-funky avec un chant différent. C’est un bon chanteur de pop qui a suffisamment de voix pour pouvoir chanter du heavy-metal si l’envie lui en prenait. Techniquement, ce qu’ils jouent est simple, mais là n’est pas la question, nous ne nous attendons pas à du jazz-rock. Ce groupe indisposera les puristes mais il passera très bien auprès d’un public habitué aux dancefloors. C’est d’ailleurs à la fin du concert que ça devient très bon, lorsqu’ils lâchent enfin le beat discoïde pour des rythmes plus lents qui leur réussissent mieux. Cela devient alors plus sympathique. C’est vrai que la batteuse du groupe joue la même figure rythmique pendant la majeure partie du set. Mais cette tendance au disco-funky est, nous l’avons dit, très répandue actuellement, ne serait-ce que chez Foals et Kasabian. Difficile alors de l’ignorer.

Patrick Kuriakine

The Psychotic Monks – Le Petit Bain ( Paris) – 30 mars 2017

Bluffés par leur concert au Point Ephémère, nous sommes retournés voir les parisiens de The Psychotic Monks en concert dans la capitale. C’était la teuf pour la sortie de leur premier album (il sort le 21 avril) et le bateau du Petit Bain est bien choisi pour ce genre d’évènement.

Si leur musique est toujours aussi envoûtante, il n’y avait pas l’ambiance magique du précédent au Point Ephémère. Trop de bière et un pogo qui me semble inadéquat pour ce groupe qui sonne différent du rock énergique et agressif des punks. Le public était plus rock, plus nerveux, et l’ambiance était plus conventionnelle. Mais les Psychotic Monks en mettent plein les oreilles et dès le premier morceau on fait « ouah ». Ce que nous aimons chez eux, c’est leurs morceaux lents, romantiques, et leur son qui est original. En les écoutant je pense à des groupes des années 70 notamment pour le mélange orgue-guitare et les slows. Ce groupe indique une autre voie que les sentiers bien balisés que d’autres parcourent si bien. Ils sont encore en cours d’évolution, et les chants sont plus travaillées, ils chantent désormais à 3 voix et se dirigent vers une nouvelle formule avec de belles harmonies. Disons qu’ils se cherchent encore, c’est vrai qu’ils sont très jeunes, nous les   avions crus plus vieux en les voyants sous les lights de la salle. Nous espèrons qu’ils vont préserver leur originalité et ne pas céder aux injonctions de certains spectateurs qui criaient « rock’n’roll » comme à un concert de psychobilly, ce qui est franchement un contresens sur cette musique qui ne doit rien aux années 50 ni 80. Il y a des endroits pour ça, on peut lui donner l’adresse, le gars a du se tromper de soir. Si nous aimons aussi le rock du passé, ce n’est pas ce que nous font les Psychotic Monks qui ouvrent une nouvelle voie au rock français.

Patrick Kuriakine

The Amazons – La Mécanique Ondulatoire – le 17 février 2017

Nous avions découvert La Mécanique Ondulatoire à l’occasion du fantastique concert du groupe canadien Dilly Dally. Depuis ce jour, nous tenons à l’oeil ce bar du quartier Bastille où se produisent DJ et groupes.

Ce soir nous avons pu voir dans cette petite cave du passage Thiéré le groupe britannique The Amazons. Ils sont originaires de Reading, et sont menés par le chanteur-guitariste Matt Thompson.

Pendant le début du concert nous nous sommes demandés s’ils étaient américains ou bien anglais. Nous avons eu un moment d’hésitation, dû au côté héroïque et lyrique de leur musique. C’est du rock puissant et sauvage, très clairement électrique, et qui se promène entre le stoner, l’indé 2016 et les Arctic Monkeys. C’était là leur première sortie hors de Grande-Bretagne et ils nous ont fait l’honneur de commencer par Paris. Cela fait plaisir d’entendre du vrai rock à cheveux longs après un hiver qui nous a fait douter de la pérennité de notre musique préférée : nous avons tenu bon, et en 2017 le rock existe toujours, même si c’est au fond des caves que ça se passe. Pour répondre à notre question, The Amazons sont indubitablement anglais, comme le montrent leurs mélodies. S’ils ne brillent pas par l’originalité, ils ont des titres forts comme Little Something, Black Magic et surtout l’excellent In My Mind qui ferait un bon single radiophonique et qui est une vraie bombe. Nous nous sommes régalés et ce concert était finalement trop court. On notera au passage la première partie plutôt sympa de l’artiste Clint Slate, qui gagne à se produire seul avec une guitare accoustique qu’il sait faire sonner, plûtot que de se perdre en projets tirés par les cheveux.

Patrick Kuriakine

Luke Elliot – Théatre les Etoiles – le 26 janvier 2017

Le Théatre les etoiles nous a été présenté comme une nouvelle salle de concerts à Paris. En fait, il s’agit d’une salle de spectacle qui existe depuis le 19è siècle et qui programme depuis très récemment des concerts de rock.

Luke Elliot est un chanteur Américain, natif de Princeton dans l’Etat du New-Jersey et qui joue du piano dans le style de Jerry Lee Lewis. Il est acompagné par des musiciens super efficaces. Sa prestation scénique a de la tenue, et il montre en live qu’il est un artiste de premier plan. Sa voix fait penser à celle de Nick Cave. Nous avons fait ce soir une découverte et on reparlera longtemps de Luke Elliot. Il montre en concert que les USA ont su garder le lien avec une tradition musicale du 20è siècle et que le musique électrique est fort différente de celle des britanniques. Ce sont deux chemins bien distincts. Nous avons éprouvé le grand frisson ce soir-là, car nous avons vu et entendu un live de grande qualité, une musique sophistiquée et furieusemet indé même si elle plonge dans les racines du rock’n’roll. On parlais autrefois d’adult-rock et nous reprendrions bien ce terme pour décrire cette musique qui a attiré un public agé et bien habillé. On se serait cru à un concert de jazz !

La presse et les photographes étaient au rendez-vous, ce qui nous ouvre une espoir de voir le rock indé dans les colonnes des journaux, ce qui jusique là était plutôt rare. Cela ne nous vexe pas, au contraire, nous aimerions bien que les journalistes de la presse sérieuse retrouvent le chemin des concerts de rock et soient là avec nous dans les bars et les clubs pour témoigner de la vitalité des musiques qu’on aime.

Patrick Kuriakine